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Accueil | Je construis une maison neuve | Assurances | Assurance Habitation : Les enjeux cruciaux et mutations pour 2025-2026 Assurance Habitation : Les enjeux cruciaux et mutations pour 2025-2026 Actualités , Assurances Publié le 02/02/26 Isabelle 0 9 Le paysage d’une assurance maison multirisque habitation (MRH) traverse une zone de turbulences inédite. Entre l’inflation persistante des coûts de construction et l’explosion de la sinistralité climatique, les primes subissent une pression à la hausse. Pour les assurés, l’objectif en 2025 et 2026 ne doit plus se limiter à la recherche du tarif le plus bas, mais à la garantie d’une couverture adaptée à une réalité économique et environnementale transformée. Voici une analyse technique des paramètres que votre contrat doit impérativement prendre en compte pour les 24 prochains mois. 1. Le choc climatique : La réforme du régime « CatNat » Le changement majeur qui impactera toutes les factures dès le 1er janvier 2025 est réglementaire. Pour pallier le déficit du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, l’État a acté une hausse de la « surprime CatNat ». Le fait : Le taux de prélèvement sur les contrats habitation passera de 12 % à 20 % au 1er janvier 2025. Cela se traduira mécaniquement par une augmentation de votre cotisation annuelle, indépendamment de la volonté de votre assureur. L’enjeu RGA (Retrait-Gonflement des Argiles) : C’est le « péril de la décennie ». Avec les sécheresses à répétition, les sols argileux se rétractent et fissurent les maisons. En 2025, vérifiez comment votre contrat gère ce risque. La Loi Baudu a récemment assoupli les critères de reconnaissance, mais les assureurs restent vigilants. Si vous vivez dans une zone exposée (plus de 10 millions de maisons en France), assurez-vous que votre franchise légale est claire et que vous ne subissez pas d’exclusions abusives liées à l’entretien des fondations. 2. L’inflation et l’indice FFB : Le piège de la sous-évaluation L’inflation générale ralentit, mais le coût des matériaux et de la main-d’œuvre dans le bâtiment reste élevé. Les assureurs indexent généralement le montant des garanties et des primes sur l’indice FFB (Fédération Française du Bâtiment). Le risque : Si vous n’avez pas révisé la valeur déclarée de vos biens mobiliers et immobiliers depuis 2022, vous êtes probablement en situation de sous-assurance. En cas de sinistre total (incendie), l’indemnisation basée sur des valeurs de 2021 ne suffira pas à reconstruire à l’identique en 2026. L’action requise : Demandez à votre assureur si la « valeur de reconstruction à neuf » couvre bien la hausse récente des prix du ciment, du bois et de l’énergie. Pour le mobilier, optez pour le « rééquipement à neuf » sans vétusté pour les biens de moins de 5 ans, car l’obsolescence et l’inflation rendent les valeurs vénales dérisoires. 3. La rénovation énergétique : Adapter le contrat aux nouveaux équipements Les années 2025 et 2026 marqueront l’accélération des rénovations énergétiques, poussées par les interdictions de location des passoires thermiques (DPE G et F). Ces nouvelles installations créent de nouveaux risques souvent ignorés par les vieux contrats. Panneaux photovoltaïques : Sont-ils considérés comme partie intégrante du bâtiment ou comme des aménagements extérieurs ? La nuance est capitale pour l’indemnisation en cas de grêle. De plus, si vous revendez de l’électricité au réseau, une garantie responsabilité civile spécifique (producteur d’électricité) est souvent requise. Pompes à chaleur (PAC) : Ces unités extérieures sont coûteuses (10 000 € à 20 000 €) et très exposées au vol ou au vandalisme. Vérifiez qu’elles sont couvertes spécifiquement en tant qu’immobilier par destination et non comme simple mobilier de jardin, souvent mal indemnisé. Bornes de recharge (VE) : Avec l’essor des véhicules électriques, la présence d’une Wallbox dans le garage augmente le risque incendie. Votre assureur doit en être notifié pour ajuster le risque électrique. 4. Nouveaux usages : Télétravail et Mobilités douces L’habitat n’est plus seulement un lieu de vie, c’est un bureau et un garage à batteries. Télétravail pérenne : En 2025, le télétravail est la norme. Votre multirisque couvre-t-elle le matériel professionnel fourni par l’employeur en cas de vol à domicile ? Si vous êtes indépendant, votre matériel informatique pro (souvent onéreux) doit faire l’objet d’une extension spécifique, car les contrats standards excluent souvent le matériel à usage professionnel. NVEI (Nouveaux Véhicules Électriques Individuels) : Trottinettes et vélos électriques stockés au garage représentent un double risque : le vol et l’incendie de batterie (emballement thermique). Attention : la responsabilité civile de la MRH ne couvre pas la conduite de ces engins (soumis à obligation d’assurance propre), mais elle doit couvrir leur stockage et leur recharge. 5. La prévention connectée comme levier de négociation Face à la hausse des primes (estimée entre +8 % et +12 % cumulés sur 2025-2026), les assureurs cherchent à réduire la sinistralité par la technologie. L’installation de détecteurs connectés devient un atout contractuel : Détecteurs de fuite d’eau : Les dégâts des eaux représentent le volume de sinistres le plus important. Des dispositifs coupant l’eau automatiquement en cas d’anomalie peuvent permettre de négocier une baisse de franchise. Télésurveillance active : Au-delà de la simple alarme, les systèmes avec interpellation vocale ou lien direct avec les forces de l’ordre sont valorisés. En 2026, attendez-vous à voir des offres d’assurance « Pay-how-you-live » intégrant ces objets connectés pour moduler le tarif. 6. La solvabilité de l’assureur Un point souvent négligé : la santé financière de la compagnie. Avec la multiplication des événements climatiques majeurs (tempêtes, inondations du Pas-de-Calais, grêle), les assureurs sont sous pression. Certains acteurs « low-cost » ou néo-assureurs pourraient peiner à suivre la cadence des indemnisations. Pour 2025, privilégiez des acteurs solides ou des mutuelles disposant de fonds propres importants. Lisez les avis sur la gestion de sinistres récents : un assureur pas cher qui met 6 mois à envoyer un expert pour une toiture envolée vous coûtera in fine beaucoup plus cher. Conclusion Pour les échéances 2025 et 2026, l’inertie est votre pire ennemi. Conserver un contrat vieux de cinq ans, c’est accepter d’être mal couvert face à des risques climatiques accrus et des coûts de construction de maison individuelle dopés par l’inflation. La stratégie recommandée : Ne cherchez pas à supprimer des garanties pour contrer la hausse tarifaire inévitable (liée à la taxe CatNat). Augmentez plutôt vos franchises volontaires. En acceptant de payer les petits sinistres (moins de 200-300 €) de votre poche, vous réduisez votre prime annuelle tout en conservant une couverture solide pour les gros coups durs (incendie, catastrophe naturelle, responsabilité civile), qui sont la véritable raison d’être de l’assurance. Facebook Twitter A propos de Isabelle Je suis fondatrice du média MA MAISON ET NOUS . Je partage des infos dans tout l'univers de déco, rénovation, et construction. En mode reportage Vlog, rejoignez- nous. Ma Maison et Nous Ma Maison et Nous, votre Blogzine d’inspirations et tendances pour la maison. Un magazine au format blog pour partager avec vous des contenus d’infos autour de votre habitat, des photos, des vidéos, des Podcasts, notre TOUR DECO et nos rendez-vous découvertes. Rejoignez-vous ! 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Le paysage d’une assurance maison multirisque habitation (MRH) traverse une zone de turbulences inédite. Entre l’inflation persistante des coûts de construction et l’explosion de la sinistralité climatique, les primes subissent une pression à la hausse. Pour les assurés, l’objectif en 2025 et 2026 ne doit plus se limiter à la recherche du tarif le plus bas, mais à la garantie d’une couverture adaptée à une réalité économique et environnementale transformée. Voici une analyse technique des paramètres que votre contrat doit impérativement prendre en compte pour les 24 prochains mois. 1. Le choc climatique : La réforme du régime « CatNat » Le changement majeur qui impactera toutes les factures dès le 1er janvier 2025 est réglementaire. Pour pallier le déficit du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, l’État a acté une hausse de la « surprime CatNat ». Le fait : Le taux de prélèvement sur les contrats habitation passera de 12 % à 20 % au 1er janvier 2025. Cela se traduira mécaniquement par une augmentation de votre cotisation annuelle, indépendamment de la volonté de votre assureur. L’enjeu RGA (Retrait-Gonflement des Argiles) : C’est le « péril de la décennie ». Avec les sécheresses à répétition, les sols argileux se rétractent et fissurent les maisons. En 2025, vérifiez comment votre contrat gère ce risque. La Loi Baudu a récemment assoupli les critères de reconnaissance, mais les assureurs restent vigilants. Si vous vivez dans une zone exposée (plus de 10 millions de maisons en France), assurez-vous que votre franchise légale est claire et que vous ne subissez pas d’exclusions abusives liées à l’entretien des fondations. 2. L’inflation et l’indice FFB : Le piège de la sous-évaluation L’inflation générale ralentit, mais le coût des matériaux et de la main-d’œuvre dans le bâtiment reste élevé. Les assureurs indexent généralement le montant des garanties et des primes sur l’indice FFB (Fédération Française du Bâtiment). Le risque : Si vous n’avez pas révisé la valeur déclarée de vos biens mobiliers et immobiliers depuis 2022, vous êtes probablement en situation de sous-assurance. En cas de sinistre total (incendie), l’indemnisation basée sur des valeurs de 2021 ne suffira pas à reconstruire à l’identique en 2026. L’action requise : Demandez à votre assureur si la « valeur de reconstruction à neuf » couvre bien la hausse récente des prix du ciment, du bois et de l’énergie. Pour le mobilier, optez pour le « rééquipement à neuf » sans vétusté pour les biens de moins de 5 ans, car l’obsolescence et l’inflation rendent les valeurs vénales dérisoires. 3. La rénovation énergétique : Adapter le contrat aux nouveaux équipements Les années 2025 et 2026 marqueront l’accélération des rénovations énergétiques, poussées par les interdictions de location des passoires thermiques (DPE G et F). Ces nouvelles installations créent de nouveaux risques souvent ignorés par les vieux contrats. Panneaux photovoltaïques : Sont-ils considérés comme partie intégrante du bâtiment ou comme des aménagements extérieurs ? La nuance est capitale pour l’indemnisation en cas de grêle. De plus, si vous revendez de l’électricité au réseau, une garantie responsabilité civile spécifique (producteur d’électricité) est souvent requise. Pompes à chaleur (PAC) : Ces unités extérieures sont coûteuses (10 000 € à 20 000 €) et très exposées au vol ou au vandalisme. Vérifiez qu’elles sont couvertes spécifiquement en tant qu’immobilier par destination et non comme simple mobilier de jardin, souvent mal indemnisé. Bornes de recharge (VE) : Avec l’essor des véhicules électriques, la présence d’une Wallbox dans le garage augmente le risque incendie. Votre assureur doit en être notifié pour ajuster le risque électrique. 4. Nouveaux usages : Télétravail et Mobilités douces L’habitat n’est plus seulement un lieu de vie, c’est un bureau et un garage à batteries. Télétravail pérenne : En 2025, le télétravail est la norme. Votre multirisque couvre-t-elle le matériel professionnel fourni par l’employeur en cas de vol à domicile ? Si vous êtes indépendant, votre matériel informatique pro (souvent onéreux) doit faire l’objet d’une extension spécifique, car les contrats standards excluent souvent le matériel à usage professionnel. NVEI (Nouveaux Véhicules Électriques Individuels) : Trottinettes et vélos électriques stockés au garage représentent un double risque : le vol et l’incendie de batterie (emballement thermique). Attention : la responsabilité civile de la MRH ne couvre pas la conduite de ces engins (soumis à obligation d’assurance propre), mais elle doit couvrir leur stockage et leur recharge. 5. La prévention connectée comme levier de négociation Face à la hausse des primes (estimée entre +8 % et +12 % cumulés sur 2025-2026), les assureurs cherchent à réduire la sinistralité par la technologie. L’installation de détecteurs connectés devient un atout contractuel : Détecteurs de fuite d’eau : Les dégâts des eaux représentent le volume de sinistres le plus important. Des dispositifs coupant l’eau automatiquement en cas d’anomalie peuvent permettre de négocier une baisse de franchise. Télésurveillance active : Au-delà de la simple alarme, les systèmes avec interpellation vocale ou lien direct avec les forces de l’ordre sont valorisés. En 2026, attendez-vous à voir des offres d’assurance « Pay-how-you-live » intégrant ces objets connectés pour moduler le tarif. 6. La solvabilité de l’assureur Un point souvent négligé : la santé financière de la compagnie. Avec la multiplication des événements climatiques majeurs (tempêtes, inondations du Pas-de-Calais, grêle), les assureurs sont sous pression. Certains acteurs « low-cost » ou néo-assureurs pourraient peiner à suivre la cadence des indemnisations. Pour 2025, privilégiez des acteurs solides ou des mutuelles disposant de fonds propres importants. Lisez les avis sur la gestion de sinistres récents : un assureur pas cher qui met 6 mois à envoyer un expert pour une toiture envolée vous coûtera in fine beaucoup plus cher. Conclusion Pour les échéances 2025 et 2026, l’inertie est votre pire ennemi. Conserver un contrat vieux de cinq ans, c’est accepter d’être mal couvert face à des risques climatiques accrus et des coûts de construction de maison individuelle dopés par l’inflation. La stratégie recommandée : Ne cherchez pas à supprimer des garanties pour contrer la hausse tarifaire inévitable (liée à la taxe CatNat). Augmentez plutôt vos franchises volontaires. En acceptant de payer les petits sinistres (moins de 200-300 €) de votre poche, vous réduisez votre prime annuelle tout en conservant une couverture solide pour les gros coups durs (incendie, catastrophe naturelle, responsabilité civile), qui sont la véritable raison d’être de l’assurance. Facebook Twitter
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