Les ramoneurs sont nés il y a plus de 400 ans

 

On s’est longtemps chauffé avec des brasiers et des chariots à feu. Mais c’est au XIIème siècle que l’on a commencé à construire des cheminées fixes à foyer, surmontées d’une hotte.

Leur emploi s’est généralisé au XVème siècle. Débarrasser régulièrement les conduits de la suie qui s’y dépose est alors indispensable pour écarter le danger des feux de cheminée et des incendies qu’ils entrainent.

C’est ainsi que naît et se constitue un corps de métier chargé du nettoyage des cheminées : les ramoneurs, qui doivent leur nom au fagot de branches qu’ils utilisent (en vieux français, raim signifie rameau et ramon signifie balai).

Le métier de ramoneur s’est développé progressivement depuis le moyen-âge et avec l’ère industrielle, à suivi l’évolution de la technique.

Les cheminées devenaient de plus en plus courantes, et progressivement les conduits de fumée devinrent assez larges pour qu’un homme puisse s’y faufiler et nettoyer le conduit.

Les ramoneurs étaient le plus souvent ambulants et cette pratique était saisonnière.

Un prix fixé en fonction de l’étage et de l’usage plus ou moins fréquent

La charge de « ramoneur des maisons royales » est créée et des ordonnances en 1672 et 1698 exigent des propriétaires de tenir leurs tuyaux toujours propres.

Au XVIIIème siècle, les ramoneurs, qui se distinguent par un costume spécial et par un numéro qu’ils portent sur leur bonnet, sont jour et nuit dans des bureaux à la disposition des usagers.

Le prix du ramonage est fixé d’après le nombre des étages des maisons et leur fréquence est liée à l’usage qui est fait de la cheminée.

En 1884, une ordonnance de police rend obligatoire le nettoyage des cheminées aux habitants et surtout aux boulangers et aux restaurateurs.

Ceux qui négligent de faire ramoner les cheminées sont passibles d’une amende de cinq francs et en cas de récidive d’emprisonnement de un à cinq jours….

Des évolutions techniques au fil des ans…

L’invention d’un outil télescopique ingénieux, le « hérisson », ne date pas d’hier mais a permis une évolution positive du métier car celui-ci, avec son embout en forme de brosse rugueuse, permettait de pratiquer le ramonage sans rentrer dans la cheminée.

Il faut dire que les garçons (les apprentis-ramoneurs étaient âgés de 7 –parfois 5 ans- à 13 ans et exécutaient la tâche de monter et descendre dans les conduits en les raclant longtemps) étaient souvent atteints de déformations articulaires, de brûlures et d’une forme de cancer du scrotum causée par les benzopyrènes contenus dans la suie.

Il n’était pas rare non plus que des ramoneurs meurent étouffés par la suie. Au 20e siècle, un aspirateur à suie fut mis au point, rendant ce travail plus propre et plus efficace.

Alors que les petits métiers disparaissent progressivement, balayés par le progrès technique, le métier de ramoneur perdure, bénéficiant même du regain d’intérêt actuel aussi bien économique que culturel pour le chauffage au bois dans nos habitations modernes.

En effet, et cela depuis son apparition, ce métier continue de s’adapter aux avancées technologiques dans le domaine du chauffage.

130 ans plus tard le métier a changé…

Les ramoneurs actuels s’occupent de toutes les installations à combustible liquide (mazout), solide (bois) et gazeux (gaz).

Les méthodes de nettoyage moderne ont allégé leur travail grâce aux appareils de mesure électroniques, aux caméras de contrôle et à un outillage à la pointe de la technologie.

Le contrôle antipollution des chaudières à mazout et à gaz doit se faire tous les 2 ans).  Mais à côté de cela il y a aussi le conseil à la clientèle en matière de techniques de chauffage, d’énergie et de protection incendie, ainsi qu’un contact avec les architectes et divers corps de métiers en rapport avec les installations de chauffage.

Un porte-bonheur

Parallèlement à cette évolution, le ramoneur véhicule toujours un signe de porte-bonheur et de chance. D’où cela vient-il?

Une légende tenace veut qu’en 1066 un ramoneur sauva la vie de Guillaume, roi de Grande-Bretagne.

Pour le remercier, il l’invita au mariage de sa fille. En outre, le roi déclara que tous les ramoneurs, porteurs de chance, étaient autorisés à porter le chapeau haut de forme, coutume réservée à l’époque à la royauté et la noblesse.

Depuis, il a été considéré comme porte-bonheur d’avoir un ramoneur pour un mariage ou lors d’événements spéciaux.

Rassemblement en Italie

Chaque année au début de septembre, pendant trois jours, a lieu à Santa Maria Maggiore, en Italie, le rassemblement international des ramoneurs (26 pays). Chaque délégation défile. C’est également la célébration des progrès réalisés dans ce métier. On peut même visiter le Musée du ramoneur.

Celui-ci a conservé les instruments de travail, des vêtements et des outils de l’époque, mais aussi des photographies et des publications. Environ 1000 à 1500 ramoneurs s’y rassemblent.

L’entreprise Willig depuis 1882

Dans leur bureau installé avenue Salengro à Mulhouse, Ralph et Marc Willig font un retour sur leur riche histoire de famille.

Installée dans la cité du Bollwerk depuis 1882, cette entreprise familiale intervient sur de nombreuses cheminées industrielles et particulières. L’histoire de cette entreprise remonte à l’époque de l’arrière-grand-mère maternelle de Claude le père de Ralph et Marc, déjà issue d’une famille de ramoneurs.

Il y a eu les mariages, les enfants, les enfants des enfants et toujours l’entreprise. La famille a connu les tragédies de la Seconde Guerre mondiale avec les décès.

D’ailleurs c’est la mère de Claude, veuve à 42 ans, qui avait repris l’affaire avec les ouvriers de son mari et un maître ramoneur venu d’Allemagne, Joseph Volter. Claude, lui, était entré en apprentissage en 1947, à 15 ans.

Comme son père et son grand-père, il a repris le flambeau en 1958, avec sa femme Monique, devenant cette même année maître ramoneur.

Il a encore connu Mulhouse, la ville aux 100 cheminées et a rapidement travaillé avec son fils Ralph.

Crédit photo N.Muguet

Ils intervenaient sur les chaudières industrielles qui furent d’abord à vapeur et fonctionnaient au charbon. Pendant des décennies, ces professionnels travaillaient six jours sur sept.

Après la crise industrielle et la fermeture de nombre d’usines, Claude Willig s’est rapproché des constructeurs immobiliers qui ont acheté ces anciens sites industriels. Une reconversion pour intervenir sur les grandes chaudières à fioul nécessaires pour le chauffage et la production d’eau chaude des grands ensembles.

Parole d’expert

Crédit .N.Muguet

Il a vu son métier se moderniser aussi chez les particuliers, avec l’arrivée de nouveaux systèmes de chauffage individuel.

« Il faut toujours ramoner poêle et chaudière car  un millimètre de suie déposée sur la surface de chauffe entraîne une perte de calories de 7% à 12%  et donc une augmentation de la facture, ainsi qu’une augmentation du risque d’incendie et d’intoxication au monoxyde de carbone; l’espérance de vie de l’équipement est également prolongé grâce au ramonage régulier. », prévient Ralph Willig, le seul des trois fils devenu maître ramoneur.

Il a été rejoint par son frère Marc, pour la partie gestion.

Aujourd’hui, l’entreprise Willig continue à être à la pointe pour les industries et les particuliers.

Elle forme toujours de nouveaux apprentis et investit aussi  dans les nouvelles technologies digitales, avec le développement d’un logiciel spécifique et révolutionnaire, imaginé et développé en vue de mieux servir et protéger ses clients.

Son secteur d’intervention dépasse le territoire de M2A (Mulhouse Alsace agglomération).

La PME a racheté des concessions dans les vallées de Thann et Masevaux et dans le Sundgau pour sa clientèle de particuliers.

« Nous constatons que le chauffage au bois continue à être très utilisé à la campagne, car beaucoup de propriétaires disposent de leur propre bois.

Nous offrons ainsi toute la palette de prestations du ramonage », précise Ralph Willig.

L’entreprise de Ramonage Willig assure votre sécurité ( prévention des incendies ou intoxications au monoxyde de carbone, …), améliore votre capital « confort chaleur » et préserve notre environnement par un service sur mesure adapté à votre installation de chauffage individuelle, collective ou industrielle.

Son secteur d’intervention pour les professionnels s’étend sur l’ Alsace, Belfort et le Doubs.

Il faut rappeler que le ramonage des conduits de fumée, des chaudières, des poêles et des inserts de tout type de combustible (bois, granulés, pellets, fuel et gaz), de toute puissance et de toute marque, relève dune mission réglementaire.

L’entretien des systèmes aérauliques de ventilation (VMC-VMC Gaz) rentre également dans les attributions de la société.

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Alex

A propos de Alex

Alex, 43 ans, le MONSIEUR BRICOLAGE de la maison… il teste, peste, casse, colle, refait, traque les nouveautés, la déco chic, décortique les textes de loi, déniche la dernière aide de l’Etat pour bénéficier d’un coup de pouce… bref c’est l’indispensable Homme de la maison…